Bwin une succes-story


La société de jeu et de paris en ligne Bwin est aujourd’hui un nom incontournable du pari sportif sur Internet. Elle propose chaque jour plus de 5000 paris différents, dans 90 disciplines, autant dire tout et plus que tout. Tous les évènements sportifs majeurs du monde entier sont proposés sur le site ; on peut même parier sur les ligues de football nationales de cent pays différents.

Le foot est évidemment le sport le plus exploité, puisqu’on peut y parier sur à peu près tout : le nombre de cartons jaunes qu’écopera une équipe, qui tirera le premier goal, quel gardien récupérera le dernier ballon de la partie… Cette grande variété, associée à une stratégie de marketing aggressive – l’année passée, ce sont plus de 110 millions d’euros qui ont été investis en publicité et marketing – ont fait de Bwin un groupe qui marche. Ils l’ont prouvé lors de la coupe du Monde de Football de 2006 : à chaque seconde, c’étaient plus de 90 joueurs qui effectuaient un nouveau pari!

Mais comment cette « succes-story » a-t-elle commencé ? C’est l’histoire de deux associés autrichiens qui se sont lancés sur le marché il y a dix ans… Le premier, Manfred Bodner, est diplômé en sciences économiques. Le deuxième, Norbert Teufelberger, a fait l’école de commerce. Il y a dix ans, ils décident de créer, ensemble, la société « Betandwin », qui sera plus tard rebaptisée Bwin. Bodner s’occupera du marketing, tandis que Teufelberger gèrera lui les finances de la société. Très vite, le succès est au rendez-vous. En 2001, ils obtiennent une licence de jeu de Gibraltar , très reconnue en Europe dans l’industrie. Ils lancent tout de suite leur casino en ligne puis, l’année suivante, leur site de paris sportifs (qui représente aujourd’hui l’essentiel de leurs activités), et enfin le poker en 2004.

Bwin emploie aujourd’hui des centaines de personnes, à Gibraltar (c’est là que se trouvent le service client et les bookmakers ), à Vienne (dans le centre de développement des technologies), et à Stockholm (c’est là que sont basés le poker et le casino en ligne). La société est cotée en bourse – valorisée à 750 millions d’euros – ; l’année dernière, elle a rapporté 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, et proposé des paris à 1,6 millions de joueurs.

La prochaine cible de l’entreprise, c’est la France. En effet, si les joueurs français connaissaient déjà bien le site de Bwin, ils ne pouvaient légalement pas y jouer. C’est pour cette raison d’ailleurs que les deux fondateurs de la société ont eu des ennuis avec la justice française, il y a deux ans. Mais ils ont contre-attaqué, et ont même lancé un procès contre la France auprès de la Commission Européenne. En effet, le marché libéralisé à tous points de vue dans l’UE devrait l’être aussi pour le jeu en ligne. C’est peut-être un peu (voire beaucoup) grâce à Bwin que la France s’apprête maintenant à ouvrir son marché du pari en ligne. Dès 2009, les sociétés de jeu en ligne pourront obtenir une licence française et opérer en toute légalité auprès des joueurs français. Si les groupes de casinos terrestres français se préparent déjà à profiter de l’occasion – Partouche et Barrière sont sur la ligne de départ –, les sociétés étrangères espèrent aussi toucher leur part du gâteau. Et Bwin compte bien rafler le marché du pari sportif français.

Dès 2009, la concurrence sera rude… Mais le groupe Bwin a l’habitude d’arriver là où il veut, et il s’appuie pour cela sur une stratégie de marketing étendue. On pouvait déjà voir le nom du groupe sur les maillots des joueurs du Real Madrid l’année dernière. Chez nous aussi, on va en entendre parler : en 2009, ça ne fera que commencer!