Changement de politique pour les casinos estoniens


L’Estonie, pays balte qui s’est formé après l’éclatement de l’ex-URSS, et qui vient d’entrer dans l’Union Européenne en 2005, est une destination de choix pour les joueurs européens. En effet, sa capitale, Tallinn, compte avec quatre-vingt dix casinos : le record du continent, faisant de cette ville la ville du jeu européenne .

Tallinn est donc un véritable paradis pour les joueurs, mais aussi pour les casinos. S’il y en a tellement dans cette ville, c’est parce que l’Etat estonien est particulièrement laxiste en ce qui concerne le jeu. Aucune loi n’existait pour prévenir le jeu compulsif – et, sans hypocrisie, on sait que les joueurs compulsifs forment une bonne partie de la clientèle des casinos – ni pour réguler le marché du jeu. Il faut dire que l’Etat y gagnait : en 2007, ce sont plus de 30 millions d’euros de taxes qui ont été perçues rien que pour les casinos et les jeux.

Néanmoins, la société estonienne commence à se sensibiliser au problème des joueurs compulsifs, et l’Etat a décidé de réagir pour les protéger, quitte à diminuer les avantages donc bénéficiaient les salles de jeu de Tallinn. Un projet de loi sera présenté au Parlement en 2009. S’il passe, plusieurs mesures seront prises.

Néanmoins, certaines rumeurs diraient que des lobbys estoniens utilisent comme prétexte les problèmes de jeu compulsif, car ils auraient peur de subir la même crise que les casinos américains . Par conséquent, ils se seraient réunis pour faire passer cet amendement pour éliminer la concurrence.

Premièrement, les casinos devront fermer plusieurs heures chaque jour – jusqu'à aujourd’hui ils étaient ouvert 24h/24. Ensuite, ils devront veiller à interdire l’accès aux joueurs reconnus comme compulsifs. On pourrait ainsi créer un fichier reprenant l’identité des joueurs, cela permettrait de cibler les joueurs compulsifs et de les empêcher d’entrer dans les salles.

Certaines salles de jeu seront fermées, surtout les plus petites, parce qu’elles ont tendance à accueillir les joueurs les plus pauvres, et donc ceux qui ont le plus de risques d’endettement. Tous les casinos devront proposer un minimum de 40 machines a sous : cela obligera les petites salles à fermer.

La société estonienne profitera probablement de ce projet de loi, mais Tallinn restera-t-elle la Las Vegas européenne ? L’avenir nous le dira…